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Dernières Définitions

Molding

Fui comme la peste par les uns, élevé au rang d’art par les autres, le molding (“moulure” en français) ne fait pas toujours l’unanimité. Pour les amateurs purs et durs d’old style, seul l’acier est une matière noble et les soudures d’un cadre ou d’un élément de carrosserie se doivent d’être visibles. Sans quoi, cela pourrait laisser sous-entendre qu’on n’est pas capable de faire du travail propre avec son chalumeau. Pour les amateurs de finitions parfaites au contraire, une colonne de direction ou une autre fonderie de cadre, doivent être harmonieusement intégrées au châssis. La solution envisagée est alors le molding, qui se fait actuellement avec des résines bicomposants, chargées ou non de poudre d’aluminium. Ces moldings permettent de masquer les imperfections, tout comme elles peuvent laisser libre cours aux customizers pour sculpter des formes, des arêtes, de beaux arrondis ou des angles sur le métal. Lorsqu’ils ne peuvent pas faire autrement, les amateurs de nostalgia procèdent eux aussi à des moldings, mais utiliseront de l’étain, un chalumeau, une spatule et une lime pour arriver au même résultat. Avec cependant la satisfaction d’avoir travaillé à l’ancienne?!

Simple berceau

Jusqu’en 1936, tous les cadres Harley-Davidson de série sont de type simple berceau. C’est-à-dire qu’un seul tube part de la colonne de direction vers le bas, pour former ensuite une boucle autour de la mécanique. Sur sa face interne sont soudés les supports moteur, percés respectivement de deux trous, afin d’y boulonner les carters. Ce simple berceau se poursuit ensuite vers l’arrière pour déboucher sur une fonderie rectangulaire, sur laquelle est fixée la boîte de vitesses (que l’on peut avancer ou reculer pour ajuster la chaîne primaire). Le seul endroit où ce cadre se dédouble est bien sûr au niveau du hardtail, qui maintient la roue arrière de part et d’autre. Le premier cadre double berceau apparaît sur le Knucklehead de 1936. Ce sont alors deux tubes qui partent de la colonne de direction vers le moteur, pour enfermer ce dernier de façon plus rigide dans le châssis, en étant du coup moins sensible aux éventuelles torsions. Aujourd’hui encore, tous les cadres d’Harley modernes sont de type double berceau. Celui-ci est assez large pour les Big Twins, mais relativement étroit sur les Sportsters. Pour des raisons esthétiques, certains cadres de choppers sont désormais des simple berceaux, mais contrairement aux vieux modèles Harley, ils se dédoublent généralement sous le moteur pour faire usage de points d’ancrage standards.

Simple et double berceau

Ce qui est simple ou double dans le contexte précis du berceau d’un cadre, c’est le tube vertical partant de la colonne de direction et aboutissant au support moteur avant. Sur un simple berceau, ce tube unique finit par se dédoubler devant ou sous le carter moteur, à moins qu’il soit soudé à une platine arrondie reprenant la forme dudit carter, ainsi que du carter de boîte. C’est le cas des Harley 750 Flathead par exemple. Si l’on fait abstraction de quelques modèles spécifiques de Hillclimbing, la première Harley à cadre double berceau est le Knucklehead de 1936. L’année suivante, les Big Twins Flathead ont eux aussi droit à ce type de châssis, qui tend moins à se déformer. Les Hydra Glide sont également montés dans des rigides double berceau. Selon les années, ces tubes de cadre peuvent être droits (Straightleg frame) ou avoir une légère courbe en “S” (Wishbone frame). Même l’apparition du bras oscillant sur les Duo Glide ne change rien à la section avant de ce cadre. Toutes les Harley actuelles sont encore équipées d’un cadre double berceau, du Sportster à l’Electra Ultra Classic?!